Comment créer son site internet quand on lance son activité ?
(Entrepreneur? Le guide simple pour créer son site internet pour faire les bons choix dès le départ)
Quand tu lances ton activité, une question revient vite : « Est-ce que j’ai vraiment besoin d’un site internet ? »
La réponse courte : oui, probablement.
Mais pas n’importe quel site. Et surtout pas tout de suite le « site parfait » que tu imagines.
Tu n’as pas besoin d’un site vitrine avec 15 pages, des animations partout, un blog ultra-fourni et des fonctionnalités dignes d’Amazon. Tu as besoin d’un site clair, fonctionnel et qui te ressemble.
Un site qui rassure tes futurs clients. Qui explique ce que tu fais. Qui facilite la prise de contact. Et idéalement, que tu peux gérer toi-même sans dépendre d’un technicien à chaque virgule.
Dans cet article, on va voir ensemble comment créer ton site internet sans stress, sans jargon technique, et sans y passer trois mois.
1. Pourquoi tu as (vraiment) besoin d'un site internet
Commençons par poser les bases. Oui, tu peux te lancer sans site. Beaucoup d’entrepreneurs démarrent avec juste un profil LinkedIn bien rempli, une page Facebook ou un compte Instagram soigné. Et ça peut fonctionner… un temps.
Mais tôt ou tard, tu vas te retrouver dans une situation gênante. Un prospect intéressé te demande : « Tu as un site où je peux voir ton travail ? » Et là, tu te retrouves à envoyer trois liens Instagram, un PDF par email, et tu sens bien que ça ne fait pas ultra-professionnel. Même si ton compte Instagram est impeccable, l’absence de site fait perdre de la crédibilité. C’est comme ça.
Il y a aussi la question du référencement. Si quelqu’un tape « création site web Ardèche » ou « accompagnement entrepreneur Satillieu » sur Google, ce ne sont pas tes posts LinkedIn qui vont apparaître. Les réseaux sociaux ne sont pas référencés comme un site web. Résultat : c’est ton concurrent qui sera trouvé, pas toi.
Et puis, il y a un aspect dont on parle peu mais qui est crucial : tu ne contrôles rien sur les réseaux sociaux. Instagram peut fermer ton compte du jour au lendemain pour une raison obscure. Facebook change ses algorithmes tous les six mois et décide qui voit tes posts. Ton site, c’est différent. C’est ton espace, que tu contrôles à 100%. Personne ne peut te le retirer.
Enfin, question d’image : un site propre, même simple, inspire immédiatement plus confiance qu’un lien Linktree dans une bio Instagram ou qu’une page Facebook mal mise à jour.
Bref, un site internet, ce n’est pas un luxe réservé aux « vraies » entreprises. C’est un outil de travail. Pas forcément compliqué, pas forcément cher, mais indispensable si tu veux être pris au sérieux et durer dans le temps.
Selon les statistiques de la FEVAD, 88% des consommateurs consultent un site web avant de contacter une entreprise.
2. Les 3 questions à te poser AVANT de créer ton site
Avant même d’ouvrir un éditeur de site ou de chercher un prestataire, prends 10 minutes pour clarifier ces trois points. Ça te fera gagner des semaines (et pas mal d’argent).
📌 Question 1 : Quel est l’objectif principal de mon site ?
Ton site peut servir à plein de choses, c’est vrai. Mais il doit avoir un objectif principal clair. Sinon, tu vas partir dans tous les sens et te retrouver avec un site fourre-tout qui ne fait rien de précis.
Concrètement, qu’est-ce que tu veux que ton site fasse pour toi ? Être trouvé localement quand quelqu’un cherche tes services dans ta région sur Google ? Faciliter la prise de contact, comme une carte de visite numérique améliorée qui donne envie d’appeler ou d’écrire ? Montrer ton travail à travers un portfolio, des réalisations ou des témoignages clients qui rassurent ? Ou peut-être expliquer ton offre de manière claire pour que les gens comprennent immédiatement ce que tu proposes ?
Si ton projet, c’est de vendre en ligne avec un vrai site e-commerce, c’est une autre histoire — et ce n’est pas le sujet ici. Pour la plupart des créateurs d’activité, l’objectif est beaucoup plus simple : être trouvé et être contacté. C’est déjà énorme, et c’est largement suffisant pour démarrer.
Une fois que tu as identifié cet objectif principal, tout le reste devient plus facile. La structure de ton site, les pages à créer, les contenus à mettre en avant… tout découle de là.
📌 Question 2 : À qui s’adresse mon site ?
Un site pour des particuliers ne ressemble pas à un site pour des entreprises. Un site local ne se construit pas comme un site national. C’est une évidence, mais beaucoup l’oublient et créent un site « générique » qui ne parle vraiment à personne.
Alors pose-toi ces questions : tes clients, ce sont plutôt des particuliers ou des entreprises ? Parce que le ton, les mots, les arguments… tout change. Un artisan qui s’adresse à des particuliers ne parle pas comme un consultant qui vend ses services à des TPE.
Ensuite, où sont tes clients ? Dans ta région, dans ton département, partout en France ? Si tu es artisan en Ardèche et que tes clients sont forcément locaux, ton site doit le dire clairement dès la page d’accueil. Zone d’intervention visible, photos de réalisations dans la région, numéro de téléphone bien en évidence. À l’inverse, si tu es consultant en stratégie et que tu travailles à distance avec des clients partout en France, ton site doit rassurer sur ta méthode, montrer ton expertise, et proposer une prise de rendez-vous en ligne fluide.
La vraie question derrière tout ça, c’est : qu’est-ce que tes clients cherchent quand ils arrivent sur ton site ? Une réponse rapide ? Une preuve que tu es compétent ? Un tarif ? Un témoignage rassurant ? Plus tu comprends ce qu’ils viennent chercher, plus ton site sera efficace.
Ton site doit parler directement à ta cible. Pas à « tout le monde ». Sinon, il ne parlera à personne.
Si tu n’as pas encore clarifié ton offre, commence par là : Comment structurer son offre simplement
📌 Question 3 : De quoi j’ai besoin maintenant vs. plus tard ?
C’est la question qui change tout. Et c’est celle que trop peu de créateurs se posent.
Beaucoup veulent un site « complet » dès le départ : blog actif avec 10 articles, portfolio fourni, page FAQ détaillée, témoignages clients (alors qu’ils n’ont pas encore de clients), formulaires élaborés, plusieurs pages de services… Le problème, c’est que ça prend des mois. Ça coûte cher. Et pendant ce temps, tu n’es pas en ligne. Tu rates des opportunités. Tu perds du temps.
L’approche intelligente, c’est de te demander : qu’est-ce dont j’ai besoin aujourd’hui pour être crédible et trouvable ? Pas dans un an. Pas « si tout se passe bien ». Maintenant, concrètement, pour démarrer.
Dans les premiers mois, tu as besoin d’une page d’accueil qui explique clairement ce que tu fais. D’une présentation de toi qui crée la confiance. De ton offre principale bien décrite — une ou deux maximum, pas dix. Et d’un moyen simple de te contacter. C’est tout. Vraiment.
Le reste — le blog avec 15 articles, les témoignages détaillés, le portfolio de 30 projets, les pages de services ultra-détaillées — tout ça viendra au fur et à mesure que ton activité se développe. Parce que ton activité va évoluer. Ton positionnement va se préciser. Tes clients vont te poser des questions auxquelles tu n’avais pas pensé. Et tu ajusteras ton site en conséquence.
Le principe clé, c’est celui-ci : un site simple en ligne dans deux semaines vaut mieux qu’un site parfait qui n’existe pas encore dans six mois. Parce que dans six mois, tu auras peut-être perdu trois clients qui ne t’ont pas trouvé. Ou pire, tu auras abandonné l’idée de créer ton site parce que ça te semblait trop compliqué.
Commence avec ce dont tu as besoin maintenant. Le reste suivra naturellement.
3. Site vitrine vs site complet : lequel choisir ?
On entend souvent parler de « site vitrine » et de « site complet ». Mais concrètement, quelle est la différence ? Et surtout, lequel te convient vraiment ?
La confusion vient souvent du fait que ces termes sont utilisés à toutes les sauces. Certains appellent « site vitrine » un site d’une seule page. D’autres l’utilisent pour désigner un site de 5 pages qui ne vend rien en ligne. Bref, c’est le flou.
Clarifions tout ça simplement.
Le site vitrine : l’essentiel, vite
Un site vitrine, c’est un site simple — souvent une seule page, parfois deux ou trois — qui présente l’essentiel : qui tu es, ce que tu fais, comment te contacter. Point. Pas de fioritures, pas de sections complexes, pas de blog avec 50 articles. Juste ce qu’il faut pour exister en ligne et être trouvable.
C’est le format idéal si tu démarres et que tu veux être en ligne rapidement. Tu n’as pas encore beaucoup de contenu à montrer ? Pas grave. Ton objectif principal, c’est que les gens puissent te trouver et te contacter ? Parfait, c’est exactement ce que fait un site vitrine. Tu veux tester ton activité sans investir des milliers d’euros dans un site complexe ? Bingo.
Le site vitrine, c’est rapide à créer — une à deux semaines maximum si tu es accompagné. C’est moins cher qu’un site complet. C’est facile à gérer. Et ça fait exactement ce que tu attends de lui : te rendre visible et accessible.
Par contre, il a ses limites. Si tu veux travailler ton référencement Google en profondeur, un site d’une page ne suffira pas. Si tu as plusieurs offres distinctes à présenter, ou si tu veux publier du contenu régulièrement pour montrer ton expertise, le format vitrine va vite être trop étroit. Et si tu veux un portfolio vraiment étoffé avec des dizaines de réalisations, tu vas manquer de place.
Mais pour un lancement, pour exister en ligne maintenant sans se prendre la tête, le site vitrine est souvent la meilleure option.
Le site complet : ton assistant commercial permanent
Un site complet, c’est autre chose. C’est un site avec plusieurs pages bien distinctes : une page d’accueil, une page « À propos », des pages dédiées à chaque service, un blog si tu veux publier du contenu, un portfolio si tu montres des réalisations, une page contact… Chaque section a son espace, sa respiration.
C’est le format qu’il te faut si tu as plusieurs offres ou prestations à présenter clairement. Si tu veux développer ta visibilité sur Google en publiant régulièrement du contenu utile. Si tu vises une activité qui va durer et évoluer sur plusieurs années. Ou si tu veux que ton site devienne un vrai outil de conversion qui travaille pour toi en permanence, même quand tu dors.
Parce que c’est ça, un site complet bien pensé : un assistant commercial qui tourne 24h/24. Il explique ce que tu fais. Il rassure les prospects avec des témoignages. Il répond aux questions fréquentes. Il montre ton expertise à travers des articles de blog. Il présente tes réalisations. Et il facilite la prise de contact.
Évidemment, ça prend plus de temps à créer — compte trois à six semaines si tu veux quelque chose de solide. C’est plus coûteux qu’un site vitrine. Et ça nécessite plus de contenu dès le départ, ce qui peut être un frein si tu n’as pas encore beaucoup de matière à publier.
Mais si ton objectif est de développer ton activité sur le long terme et d’être visible sur Google, le site complet est un investissement qui se rentabilise rapidement.
📊 Le comparatif en un coup d’œil
Parce que parfois, un tableau vaut mieux qu’un long discours :
| Site vitrine | Site complet | |
|---|---|---|
| Structure | 1 à 3 pages | Plusieurs pages distinctes |
| Création | 1-2 semaines | 3-6 semaines |
| Budget indicatif | 500-1500€ | 1500-3500€ |
| Contenu nécessaire | Minimal | Étoffé |
| SEO (référencement) | Limité | Optimisé |
| Évolution | Peut devenir un site complet | Évolutif naturellement |
| Idéal pour | Lancement rapide, test | Développement long terme |
🎯 Alors, comment choisir ?
La vraie question à te poser, c’est celle-ci : où j’en suis maintenant, et où je veux être dans six mois ?
Si ton objectif est d’exister en ligne rapidement, de tester ton activité, de voir comment les gens réagissent à ton offre, et que tu n’as pas encore beaucoup de contenu à montrer… commence par un site vitrine. Tu pourras toujours le transformer en site complet plus tard, quand ton activité aura décollé et que tu auras plus de matière.
Si ton objectif est de développer ton activité sur le long terme, d’attirer des clients via Google, de publier régulièrement du contenu pour montrer ton expertise, et que tu as déjà plusieurs offres bien définies… pars directement sur un site complet. Ça t’évitera de devoir tout refaire dans quelques mois.
Et si tu hésites vraiment ? Commence simple. Tu ne te trompes jamais en démarrant avec un site vitrine bien fait. Parce que ton site, ce n’est pas une fin en soi. C’est un outil qui grandit avec ton entreprise.
4. Les 5 pages essentielles pour démarrer
Que tu choisisses un site vitrine ou un site complet, il y a un squelette de base à respecter. Cinq pages minimum qui vont faire le boulot. Pas besoin de plus pour commencer. Pas besoin de moins non plus.
Pour en savoir plus sur les obligations légales d’un site pro (mentions légales, RGPD), consulte le site du Service Public
🏠 Page 1 : Accueil
C’est la première impression. Et tu sais ce qu’on dit sur les premières impressions : tu n’en as qu’une.
Le rôle de ta page d’accueil, c’est simple : donner envie de rester. Pas de tout raconter. Pas de noyer le visiteur sous trois paragraphes de présentation. Juste donner envie d’aller plus loin.
Concrètement, il te faut une phrase claire qui explique ce que tu fais. Pas un slogan publicitaire tarabiscoté, juste une phrase du type « J’aide X à Y ». Ensuite, tu précises à qui tu t’adresses — parce que si les gens ne se reconnaissent pas immédiatement, ils partent. Tu mentionnes ton offre principale en une ligne. Et tu mets un bouton d’action visible : « Me contacter », « Découvrir mes services », « En savoir plus ».
L’erreur classique ? Vouloir tout dire sur la page d’accueil. Résultat : c’est confus, le visiteur ne sait plus où regarder, et il ferme l’onglet. L’approche qui fonctionne, c’est l’inverse : une phrase d’accroche + trois lignes maximum + un bouton. Le reste sera dans les autres pages. C’est fait pour ça.
👤 Page 2 : À propos
Cette page, c’est celle qui crée la confiance. Et la confiance, dans l’entrepreneuriat, c’est tout.
Les gens ne veulent pas juste savoir ce que tu fais. Ils veulent savoir qui tu es et pourquoi tu fais ce que tu fais. Parce que c’est ça qui crée la connexion. Pas ton CV. Pas la liste de tes diplômes. Ton histoire.
Raconte ton parcours, mais juste ce qui est pertinent pour ton activité actuelle. Explique pourquoi tu as choisi ce métier. Qu’est-ce qui t’a amené là ? Quelle transformation tu veux créer pour tes clients ? Comment tu travailles, quelle est ton approche ?
Et si tu peux, ajoute une photo de toi. Ça humanise énormément. Les gens aiment savoir à qui ils ont affaire.
L’erreur à éviter ? Écrire un CV complet avec toutes tes expériences depuis le lycée. Personne ne veut lire ta vie entière. Ce qu’ils veulent, c’est comprendre pourquoi ils devraient te faire confiance. Raconte une histoire simple qui explique pourquoi tu fais ce métier et comment tu aides tes clients.
📦 Page 3 : Tes services
Là, on entre dans le concret. C’est la page où tu clarifies ce que tu proposes.
Attention : ce n’est pas un catalogue. Ce n’est pas une liste de 10 prestations différentes avec des sous-catégories et des options à rallonge. C’est une offre claire, ou deux maximum si tu démarres.
Décris ce que tu proposes, mais surtout, explique ce que le client obtient. Pas ce que tu fais techniquement — ça, c’est ton problème, pas le sien. Lui, ce qu’il veut savoir, c’est : « Qu’est-ce que ça va m’apporter ? »
Ensuite, explique comment ça se passe concrètement. Le déroulement, les étapes, la durée. Ça rassure. Les gens ont besoin de savoir dans quoi ils s’engagent.
Et termine avec un appel à l’action clair : « Me contacter pour en savoir plus », « Réserver un échange gratuit », « Demander un devis ».
L’erreur fréquente ? Lister 10 services dès le départ parce qu’on a peur de passer à côté d’opportunités. Résultat : c’est flou, le visiteur ne sait pas par où commencer, et il part. Commence avec une ou deux offres claires. Tu en ajouteras d’autres plus tard si ton activité évolue dans ce sens.
Rappel : si tu n’as pas encore structuré ton offre,
lis d’abord Comment structurer ton offre
📝 Page 4 : Blog / Carnet de bord
Cette page est optionnelle au tout début, mais je te la recommande quand même. Parce qu’elle fait deux choses importantes : elle montre ton expertise, et elle améliore ton référencement Google.
Tu n’as pas besoin d’avoir 50 articles dès le lancement. Deux ou trois suffisent largement pour commencer. Ce qui compte, c’est de publier du contenu utile pour tes clients potentiels. Pas juste des articles promotionnels du type « Pourquoi choisir mes services ». Des contenus qui répondent vraiment à leurs questions, qui les aident à avancer, qui leur apportent de la valeur.
L’erreur classique ? Se dire « Je vais publier un article par semaine » alors qu’on est en pleine phase de lancement. Résultat : on tient trois semaines, puis on abandonne parce qu’on n’a pas le temps. L’approche réaliste, c’est de publier un article toutes les deux ou trois semaines. C’est déjà très bien. C’est suffisant pour le SEO. Et surtout, c’est tenable dans la durée.
📞 Page 5 : Contact
C’est la page la plus importante de ton site. Parce que tout le reste — la belle page d’accueil, la présentation nickel, l’offre bien expliquée — tout ça ne sert à rien si les gens ne savent pas comment te joindre.
Le rôle de cette page, c’est de réduire la friction au maximum. Rendre la prise de contact la plus simple possible.
Mets un formulaire de contact basique : nom, email, message. Trois champs suffisent. Ajoute ton email direct aussi, parce que certaines personnes préfèrent écrire directement plutôt que de passer par un formulaire. Mets ton téléphone si tu es à l’aise avec ça — pour certaines activités, les clients préfèrent appeler. Et si tu utilises un outil de prise de rendez-vous en ligne, intègre le lien.
L’erreur à éviter ? Cacher ses coordonnées ou ne proposer qu’un formulaire sans autre option. Les gens ont des préférences différentes. Certains veulent écrire, d’autres préfèrent appeler, d’autres veulent prendre rendez-vous directement. Donne-leur plusieurs moyens de te contacter. Plus c’est facile, plus tu auras de contacts.
Voilà. Ces cinq pages, c’est vraiment tout ce dont tu as besoin pour démarrer. Pas besoin d’une page FAQ de 30 questions. Pas besoin d’une page « Notre équipe » si tu es seul. Pas besoin d’une page « Actualités » que tu ne mettras jamais à jour.
Commence avec ces cinq pages bien faites, et tu auras un site qui fait le job.
5. Les 3 erreurs qui retardent ton lancement
Maintenant que tu sais ce dont tu as besoin, parlons des pièges. Parce qu’il y a trois erreurs classiques qui font perdre du temps, de l’argent et parfois même l’envie de se lancer. Et je les vois passer régulièrement.
❌ Erreur 1 : Vouloir le site « parfait »
C’est le piège dans lequel tombent 90% des créateurs d’activité. Tu te dis : « Je vais attendre d’avoir le bon logo, les bonnes photos professionnelles, tous mes textes parfaitement rédigés, 10 articles de blog prêts à publier… »
Et pendant ce temps, tu ne lances rien. Tu repousses. Tu peaufines. Tu changes une virgule. Tu hésites sur une couleur. Et six mois passent sans que ton site voie le jour.
Le problème, c’est que ton site va évoluer de toute façon. Ton offre va s’affiner au contact de tes premiers clients. Tes textes vont changer parce que tu vas trouver de meilleures façons d’expliquer ce que tu fais. Tes priorités vont bouger. C’est normal. C’est même sain.
Alors attendre d’avoir le site parfait avant de le publier, c’est comme attendre d’être un expert avant de se lancer. Ça n’arrivera jamais. Parce que la perfection n’existe pas, et que ton activité va évoluer en permanence.
La vraie approche ? Lance ton site avec 80% de ce que tu veux. Publie-le. Mets-le en ligne. Et améliore-le au fur et à mesure, en fonction des retours réels que tu reçois. Un site imparfait en ligne aujourd’hui vaut infiniment mieux qu’un site parfait qui n’existe toujours pas dans six mois.
❌ Erreur 2 : Choisir un site trop complexe dès le départ
Tu regardes les sites de grandes entreprises — ceux avec des dizaines de pages, des animations partout, des fonctionnalités avancées, des systèmes de réservation sophistiqués — et tu te dis qu’il te faut la même chose pour être crédible.
Sauf que ces entreprises ont des équipes entières. Des budgets de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Des mois de développement. Et surtout, elles ont commencé comme toi : avec un site simple. Elles ont grandi progressivement.
Toi, tu démarres. Et si tu pars directement sur un site ultra-complexe, voilà ce qui va se passer : ça va coûter cher, très cher. Ça va prendre des mois à créer. Ça va demander une maintenance lourde que tu n’as peut-être pas les moyens d’assurer. Et pendant tout ce temps, tu ne seras pas en ligne. Tu rateras des opportunités. Des prospects iront voir ailleurs.
Sans compter qu’un site complexe, c’est souvent un site difficile à gérer. Et si tu n’es pas à l’aise avec le numérique, ça peut vite devenir un enfer.
La bonne stratégie ? Commence simple. Un site clair, fonctionnel, avec les bases bien posées. Tu ajouteras de la complexité plus tard, quand ton activité le justifiera vraiment. Quand tu auras des clients. Quand tu auras du recul sur ce qui fonctionne et ce dont tu as réellement besoin.
Parce que ce qui compte au départ, ce n’est pas d’impressionner avec un site techniquement bluffant. C’est d’exister en ligne et d’être trouvable.
❌ Erreur 3 : Créer un site que tu ne peux pas gérer toi-même
C’est probablement l’erreur la plus coûteuse sur le long terme. Et pourtant, elle passe souvent inaperçue au moment de créer le site.
Imagine : tu fais créer ton site par quelqu’un. C’est joli, c’est fonctionnel, tout est nickel. Et puis trois semaines après la mise en ligne, tu veux changer un texte. Ajouter une photo. Mettre à jour tes tarifs. Publier un article.
Et là, tu te rends compte que tu ne peux pas le faire toi-même. Il faut repasser par ton prestataire. Attendre qu’il ait le temps. Payer pour chaque petite modification. Et recommencer à chaque fois que tu veux changer quelque chose.
Le problème, c’est qu’au début d’une activité, tout bouge vite. Ton positionnement se précise. Ton offre évolue. Tu veux tester des choses, ajuster, réagir rapidement. Si tu dépends d’un prestataire pour chaque virgule, ça devient vite frustrant. Et cher. Très cher.
Résultat : soit tu paies une petite fortune en modifications successives, soit tu renonces à faire évoluer ton site et il devient vite obsolète.
La solution ? Choisir dès le départ une solution qui te permet d’être autonome. Un site que tu peux modifier toi-même, sans avoir à coder, sans dépendre de quelqu’un d’autre. Même si ça coûte un peu plus cher au moment de la création, tu économises énormément sur la durée. Et surtout, tu gardes ta liberté.
C’est exactement pour ça que chez Pyxis Up, je crée des sites que mes clients peuvent gérer eux-mêmes. Je les forme, je leur explique comment ça fonctionne, et ensuite ils sont libres. Parce que l’autonomie, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité quand on entreprend.
Ces trois erreurs, je les vois passer régulièrement. Et à chaque fois, c’est le même constat : elles retardent le lancement, coûtent de l’argent, et créent de la frustration.
Alors si tu retiens une chose de cette section, c’est celle-ci : mieux vaut un site simple aujourd’hui qu’un site parfait dans six mois. Lance-toi. Ajuste ensuite. C’est comme ça qu’on avance.
6. Créer son site : faire soi-même ou déléguer ?
On arrive à la question que tout le monde se pose : est-ce que je fais mon site moi-même, ou je le fais faire ?
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse universelle. Ça dépend de toi, de ta situation, de ton budget, de ton rapport au numérique, et du temps que tu as devant toi.
Regardons les deux options honnêtement.
🛠️ Faire soi-même : économiser de l’argent, investir du temps
Si tu es à l’aise avec les outils numériques, que tu as du temps devant toi et que ton budget est serré, faire ton site toi-même peut être une option viable.
Les avantages sont évidents : ça coûte moins cher en euros sonnants et trébuchants. Tu apprends au passage, ce qui est toujours utile. Et tu gardes le contrôle total sur tous les aspects de ton site, sans dépendre de personne.
Mais il y a un revers. Créer un site, même avec les outils « faciles » d’aujourd’hui, ça prend beaucoup de temps. Beaucoup plus que ce que tu imagines au départ. Entre la prise en main de l’outil, les choix de design, la rédaction des textes, l’optimisation pour les mobiles, le référencement Google… tu peux facilement passer plusieurs semaines à temps plein dessus.
Et le temps, quand tu lances ton activité, c’est de l’argent. Chaque heure passée sur ton site, c’est une heure que tu ne passes pas à prospecter, à affiner ton offre, à contacter tes premiers clients.
Il y a aussi le risque du rendu amateur. Pas parce que tu n’es pas capable, mais parce que créer un site pro, c’est un métier. Les petits détails comptent : l’espacement entre les éléments, la lisibilité sur mobile, la vitesse de chargement, la structure des titres pour le SEO… Si tu n’as pas l’habitude, tu peux passer à côté de ces éléments sans même t’en rendre compte.
Alors oui, faire soi-même, c’est possible. Mais pose-toi honnêtement ces questions : est-ce que j’ai vraiment le temps ? Est-ce que je sais optimiser pour Google ? Est-ce que je vais réussir à créer quelque chose de vraiment professionnel ? Et surtout : est-ce que c’est le meilleur usage de mon temps en ce moment ?
🤝 Déléguer à un professionnel : investir maintenant, gagner du temps
L’autre option, c’est de confier la création de ton site à quelqu’un qui fait ça tous les jours.
L’avantage principal, c’est que tu gagnes un temps précieux. Au lieu de passer des semaines à te battre avec un éditeur de site, tu te concentres sur ce que tu sais faire : développer ton activité, contacter tes prospects, affiner ton offre, créer tes premiers clients.
Tu obtiens aussi un site professionnel et optimisé dès le départ. Design cohérent, structure pensée pour la conversion, textes bien rédigés, référencement Google intégré, site adapté aux mobiles… tout est fait dans les règles de l’art. Et tu bénéficies de conseils et d’un accompagnement. Quelqu’un qui te dit : « Là, ça ne va pas fonctionner » ou « Il manque cet élément pour que ce soit efficace ».
L’inconvénient évident, c’est le coût initial. Un site professionnel, ça représente un investissement. Entre 500€ pour un site vitrine simple et 3500€ pour un site complet bien accompagné, selon ce dont tu as besoin.
Et il y a le risque — si tu choisis mal ton prestataire — de te retrouver dépendant techniquement. C’est pour ça que c’est crucial de choisir quelqu’un qui te forme et te rend autonome ensuite. Parce qu’un site dont tu ne peux pas modifier le contenu toi-même, ce n’est pas un bon investissement.
🎯 Mon conseil : le meilleur des deux mondes
Si tu peux investir dans un site professionnel tout en gardant l’autonomie ensuite, c’est selon moi le meilleur des deux mondes.
Tu pars sur de bonnes bases : un design cohérent, une structure optimisée pour Google, des textes qui fonctionnent, un site adapté à tous les écrans. Ça, c’est le travail du professionnel.
Et ensuite, tu gères toi-même au quotidien : modifier un texte, ajouter une photo, publier un article, mettre à jour tes tarifs. Ça, c’est ton autonomie.
Tu n’as pas à choisir entre « tout faire toi-même et galérer » ou « déléguer et être dépendant ». Il existe une troisième voie : déléguer la création, garder la gestion.
C’est exactement l’approche que je propose chez Pyxis Up. Je crée ton site en te conseillant à chaque étape. Je m’assure que tout est optimisé, fonctionnel et à ton image. Et je te forme pour que tu puisses le gérer toi-même ensuite. Parce que ton site, c’est ton outil. Et un outil, ça doit te servir, pas te contraindre.
Tu démarres avec un site solide. Tu restes libre de l’ajuster comme tu veux. Et tu n’es jamais bloqué par la technique.
Conclusion : Un site simple aujourd'hui vaut mieux qu'un site parfait dans 6 mois
On arrive au bout. Et si tu retiens une chose de cet article, c’est celle-ci : créer son site internet quand on lance son activité, ce n’est pas aussi compliqué qu’on le pense.
Il suffit de clarifier ton objectif. De choisir le bon format — vitrine pour commencer vite, complet pour durer. De créer les cinq pages essentielles qui font vraiment le job. D’éviter les trois pièges classiques : le perfectionnisme, la sur-complexité, la dépendance technique. Et de lancer rapidement, même si tout n’est pas parfait.
Parce qu’un site internet, ce n’est pas un aboutissement. C’est un point de départ. Il va évoluer avec toi, avec ton activité, avec tes clients. C’est normal. C’est même souhaitable.
L’important, c’est d’être en ligne, d’être clair, et d’être accessible. Le reste viendra progressivement.
Tu veux un site simple, efficace et que tu pourras gérer toi-même ?
Je t’accompagne de la structure aux textes, jusqu’à la mise en ligne. Et je te forme pour que tu sois autonome ensuite.
Découvre comment je peux t’aider ou Prenons le temps d’en discuter tous les deux.
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